J'ai écrit que le passage du PCM au DSD n'est pas plus complexe que le passage de l'analogique au PCM : sous entendu à l'époque où l'on est passé de l'un à l'autre... ce qui fait 20 ans, vu que c'est aujourd'hui qu'on passe du PCM au DSD, au moins en lecture. IL faut donc recontextualiser les choses.
La complexit à laquelle faisait allusion AnthonyAnthony ne semblait pas liée au changement de matériel, mais à la nature même du traitement du signal.
Car pour la complexite du passage de l'analogique au DSD j'avais cru comprendre qu'il était plus simple au contraire que la numérisation en PCM, vu que le signal DSD se passerait de convertisseur à proprement parler.
Car voici 20 ans, passer de l'analogique au numérique, surtout avec les machines de l'époque (j'ai fait un peu de direction artistique pour des séances d'enregistrement qui utilisaient des enregistreurs PCM qui ressemblait fortement à des scopes ! Decca fait restaurer les siens, car ça n'existe plus, pour pouvoir rééditer dignement ses premières bandes numériques ! ) n'a pas été simple pour les éditeurs qui ont dû réaprendre à enregistrer : adieu la surmodulation passagère à laquelle ils étaient habitués avec quand même l'obligation de travailler au plus haut niveau possible pour profiter du maximum de bit.
Et je ne parle pas du montage ciseaux qui est passé au fondu enchainé... les monteurs savaient pas bien... du temps de l'analogique, in situ, en deux coups de ciseaux plus un scotch on pouvait entendre le montage immédiatement.
On peut aussi... aujourd'hui... pas à l'époque, c'est le moins qu'on puisse dire !
Tiens, du reste, certains repassaient en analogique pour faire les montages, sans le dire... Ridicile, peut-être, mais tellement fréquent !
Cela étant, bien d'accord avec toi pour quelques mystérieuses mentions sur des pochettes de disques Sony : "cet enregistrement utilise les techniques 24/192 et DSD... " disent-ils, comme je l'ai souvent rappelé !
Mais bon, les DVD-A en 24/192... ça court pas les rues... d'autant qu'en multicanal on passe alors en 24/96. Là aussi, le forum DVD qui réunit plus de constructeurs que d'éditeurs de disques (quasi tous sauf Warner chez les Majors) n'a pas été bien clair au début de sa communication sur le DVD-A...
Warner a même fait une campagne de pub radio pour dire que les DVD-A étaient tous lisibles sur une platine DVD ordinaire... en oubliant de dire que la piste PCM n'était pas en haute définition...
J'ignore le talent de Sony (qui est la major qui publie le moins de... SACD !) et de Philips (qui n'existe plus en tant que producteur de disques) pour convaincre les éditeurs... mais la liste des adeptes du SACD est plus grande chez eux.
Peut-être que la protection anti copie est solide (celle du DVD-A

pour une piste identique à celle du CD en 16/44.1, peut-être aussi que la qualité sonore leur a paru excellente et meilleure que celle d'un CD...
Quant à ton essai : les vertus du suréchantillonnage sont connues et appréciables... mais voilà ti pas que des audiophiles grands crus préfèrent un DAC en 16 bit (un Zenden équipé de vieux DAC Philips) à un Orphéus qui suréchantillone. Et le suréchantillonage ne peut inventer ce qui n'est pas inscrit dans l'échantillonnage numérique. Il ne le peut pas ! Ou alors, tout ce que les spécialistes du numérique, de GBO à AJDS en passant par JB Cauchy et AnthonyAnthony est frappé de nullité !
Ton essai encore : je mets de côté le mot musicalement, car il ne veut rien dire. Ou plutôt sa signification varie trop d'un individu à un autre !
Pour ne retenir que la résolution : il n'est pas possible qu'un standard numérique inférieur en résolution donne plus de résolution qu'un standard en haute résolution. En tout cas, ce n'est pas la faute du standard...
Alain
