roland_de_lassus a écrit:Ca pose surtout un problème à ceux qui ont une posture idéologique : "Le digital c'est le mal, l'analogique c'est fantastique"...
Euh... Elmer Food beat ! J'ai bon ? ... Bon je file dare dare !
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roland_de_lassus a écrit:Ca pose surtout un problème à ceux qui ont une posture idéologique : "Le digital c'est le mal, l'analogique c'est fantastique"...
La configuration dans mon profil
roland_de_lassus a écrit:
Depuis plusieurs jours, le landerneau audiophile s'agite autour du dernier scandale en date, à savoir que la célèbre entreprise MoFi, spécialiste des pressages Vinyles audiophiles, utilise des fichiers DSD pour faire le mastering de leurs nouveaux pressages vinyles, et ce depuis 2015.
Or, une partie importante de leurs acheteurs, allergique au digital, était persuadée que le processus complet était en analogique..
Pire, il y en a sûrement qui écoutaient leur nouveau vinyle en démontrant à leurs copains que "quand même, rien ne vaut l'analogique"...
Ceux-là doivent se sentir floués.
Par contre, tous les autres doivent se dire que finalement, faire une copie des tapes analogiques en DSD pour faire le mastering est sans doute une excellente idée..
stephane092 a écrit:Et l'originale Master Recording est analogique ou numérique suivant les albums!
stephane092 a écrit:haskil a écrit:
La maison de disques Denon enregistre en PCM depuis 1972... Elle n'existe plus maintenant, mais elle a publié quantité de LP ainsi enregistrés avec un succès incroyable dix ans avant le lancement du CD : ils étaient considérés comme particulièrement audiophiles... A noter qu'Erato en France a publié sous forme de LP 33 tours plusieurs enregistrements Denon sans le préciser sur l'étiquette... Dont l'intégrale des Sonates de Mozart par Maria Joao Pirès... que les audiophiles tenaient pour des disques magnifiquement enregistrés... et qu'on a retrouvé ensuite sous forme de LP Denon...![]()
Que DGG ait fait des enregistrements numériques dès 1981 n'est en rien étonnant, mais tous leurs enregistrements n'étaient pas ainsi fait, loin de là...
Decca avait précédé DGG en enregistrant le Concert du nouvel an à Vienne ainsi et l'avait publié ainsi que la Quatrième Symphonie de Mahler par Zubin Mehta et Barbara Hendrix. Le tout publié sur LP... au début, par craintes, on doublait les prises de son numérique par une bande analogique : cf. les Fameuses Goldberg par Gould chez Sony : existent en numérique et en analogique...
https://www.aes.org/e-lib/browse.cfm?elib=5492
jybliste a écrit:roland_de_lassus a écrit:
Depuis plusieurs jours, le landerneau audiophile s'agite autour du dernier scandale en date, à savoir que la célèbre entreprise MoFi, spécialiste des pressages Vinyles audiophiles, utilise des fichiers DSD pour faire le mastering de leurs nouveaux pressages vinyles, et ce depuis 2015.
Or, une partie importante de leurs acheteurs, allergique au digital, était persuadée que le processus complet était en analogique..
Pire, il y en a sûrement qui écoutaient leur nouveau vinyle en démontrant à leurs copains que "quand même, rien ne vaut l'analogique"...
Ceux-là doivent se sentir floués.
Par contre, tous les autres doivent se dire que finalement, faire une copie des tapes analogiques en DSD pour faire le mastering est sans doute une excellente idée..
Tout est dans leur "remastered from the original master tape"
Légalement il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise mais bien entendu on pourrait qualifier cela de mensonge pas omission.
Parce que le sentiment d'une partie des clients est bien d'avoir été floués.
Et à 100 € l'unité on peut comprendre que cela agace.
Le "1-step process" tel que décrit avant la révélation de l'emploi du DSD :
Comme on le voit, une étape de réplication analogique est supprimée, il n'y a plus de mother ni de father et le stamper (appelé Convert) est directement réalisé depuis le lacquer.
Dans le pressage traditionnel la réalisation du father amène à la destruction du lacquer et le mother sert à fabriquer LES stamper au fur et mesure qu'il y a besoin de les remplacer.
Le "1-step process" sous entend donc que la quantité pouvant être pressée sera limitée à la durée de vie du convert
Une fois le convert usé il ne serait plus possible de presser de disques supplémentaires sans avoir à refaire toute le processus depuis la bande master.
Dans un marché de niche où les quantités sont limitées cette méthode a toute sa place.
Sauf qu'au fil des années les quantités produites sont devenues incompatibles avec ce principe car un stamper est donné pour un maximum théorique de mille unités avant de montrer des signes de dégradation.
D'ailleurs l'article Wikipedia écrit AVANT les révélations relève que "le label a reçu quelques critiques de la part des collectionneurs pour avoir augmenté le nombre d'albums pressés par sortie à mesure que la série est devenue plus populaire.
Et le 11 juillet dernier le youtuber allemand "45 RPM Audiophile" a posé LA question : comment MoFi arrive à produire 40 000 unités de Thriller via son "1-step process" ?
Beau coup de pub pour le format DSD et d'ailleurs les défenseurs de la marque s'appuient sur l'argument qu'au fond ce n'est pas si grave parce que le DSD c'est super efficace et les disques produits sont bon et restent meilleur que les autres éditions du même titre, balayant du revers de la main le fait que depuis des années MoFi a volontairement induit ses clients en erreur.
PS : le cas inverse a aussi existé, le CD de Brothers In Arms n'est pas numérique à 100 %, enregistré en numérique, mixé en analogique et mastérisé en numérique
haskil a écrit:Deux remarques :
1) Quel éditeur prêtera une bande master originelle pour une édition sous licence par une petite maison ? Déjà qu'ils les sortent rarement pour leur usage personnel et préfère employer une copie... Il faut vraiment qu'ils se fassent violence pour les sortir des bunkers où elles sont réparties...
2) Et le DMM : Direct Master Mastering... qui consistait à sauter l'étape de la gravure d'une laque qui passait ensuite par l'étape de la galvanoplastie qui consiste à déposer une couche minusculement fine de métal pour fabriquer le père puis en tirer X mères et flan de pressage selon les quantités pressées ? DMM = gravure directe d'une "laque" en métal relativement inusable...
autrichon gris a écrit:roland_de_lassus a écrit:Ca pose surtout un problème à ceux qui ont une posture idéologique : "Le digital c'est le mal, l'analogique c'est fantastique"...
Euh... Elmer Food beat ! J'ai bon ? ... Bon je file dare dare !
jybliste a écrit:haskil a écrit:Deux remarques :
1) Quel éditeur prêtera une bande master originelle pour une édition sous licence par une petite maison ? Déjà qu'ils les sortent rarement pour leur usage personnel et préfère employer une copie... Il faut vraiment qu'ils se fassent violence pour les sortir des bunkers où elles sont réparties...
2) Et le DMM : Direct Master Mastering... qui consistait à sauter l'étape de la gravure d'une laque qui passait ensuite par l'étape de la galvanoplastie qui consiste à déposer une couche minusculement fine de métal pour fabriquer le père puis en tirer X mères et flan de pressage selon les quantités pressées ? DMM = gravure directe d'une "laque" en métal relativement inusable...
Bonnes remarques.
1) Concernant MoFi la question d'un réel accès aux bandes master a été posée il y a déjà des années.
Je suis embêté pour en parler plus en détail car je n'ai plus les exemples précis et l'histoire remonte à 10 ans.
Donc sauf erreur de ma part, MoFI avait déjà dû s'expliquer sur la signification du "from Original Master Recording" et avait reconnu que cela signifiait que la bande utilisée "était en ligne directe avec le master". Donc la bande physiquement utilisée par MoFi n'était pas obligatoirement le master lui même. Toute l'ambiguïté tenait déjà dans le "from".
1) Ensuite ce qu'explique MoFi en 2022 c'est qu'ils se déplacent avec leur matériel chez l'éditeur pour réaliser la copie et la bande "master" mise à disposition ne quitte pas les locaux de l'éditeur.
Libre à chacun de prendre leur explication pour argent comptant.
2) Le DMM a mauvaise réputation chez les audiophiles
Le DMM est vu comme une évolution qui a permis de faire baisser les coûts de production mais avec une qualité sonore moindre.
Les audiophiles demandent donc l'utilisation d'un lacquer traditionnel qui permettrait d'avoir un meilleur son.
On peut penser ce que l'on veut de la validé des demandes des clients mais le point important c'est la duperie.
Alors, peu importe que ce soient les meilleurs tirages audiophiles, le produit n'est tout simplement pas ce que le client pensait acheter.
Et MoFi est directement responsable de cet état de fait, tromperie engendrée par une communication volontairement tronquée.
Voilà donc des gens que l'on peut qualifier de malhonnêtes.
Thierry Wautelet a écrit:pas si sécurisé que cela , en 2008. incendie des archives d’Universal à Hollywood.
https://www.archimag.com/archives-patri ... les-10-ans
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