Bonjour,
J’ai eu la chance de recevoir hier à la maison pour la journée Gilles MILOT afin d’écouter dans mon environnement des Leedh E2, le câble HP associé et le caisson 20.1.
Un autre forumer était également présent, libre à lui de rebondir sur ce post
Mon système se compose d’enceintes Egglestonworks Fontaine Signature, ampli intégré ASR Emitter 2 (avec modification condensateurs Elko 2014), Trinnov Amethyst en Drive sans correction acoustique. Les câbles secteurs et HP étant des Synergistic Research Element Tungsten.
En quelques mots, je vais vous expliquer la démarche qui m’a amené à contacter Gilles. Mon système me convient bien actuellement et notamment depuis l’intégration du Trinnov Amethyst qui a amélioré énormément mon écoute dans une pièce que je qualifierais de difficile (16m² sous pente, écoute dans la longueur de la pièce, enceintes proches des mûrs en placo, sol peu rigide – mezzanine comblée-, …). Cependant, je trouve qu’il me manque un petit plus dans le bas du spectre que j’ai tenté de résoudre par l’ajout d’un caisson (Velodyne DD10+) piloté en 2.1 par ll’Amethyst. Le résultat est probant mais je me demandais si je pouvais aller encore plus loin sur cet axe en utilisant un 2eme caisson ou alors en augmentant la taille du caisson.
Je me suis donc orienté vers Leedh et Gilles MILOT en premier lieu pour le caisson 20.1 qui devrait être adapté à ma pièce compte tenu de sa conception. Par curiosité je lui ai demandé d’amener des E2.
Nous avons commencé le réglage du caisson positionné au même niveau et au milieu de ces enceintes. Le caisson était relié en modulation RCA vers le pre-out de l’ASR. Après avoir sélectionné quelques titres nous avons commencé par la pente de coupure (on s’est arrêté sur du 24db par octave de mémoire), puis la fréquence de coupure autour de 50Hz puis le gain. Le résultat a commencé à être satisfaisant avec une très bonne intégration des basses avec les Egglestonworks (sans utilisation de l’amethyst). On a commencé à oublier le caisson et apprécier les différents titres testés. Par rapport au Velodyne, j’ai apprécié les basses très résolues du 20.1 , la rapidité des impacts avec une gestion de la dynamique bien au dessus du Velodyne. Ce dernier présente l’avantage d’avoir une « room correction d’intégrée » et d’être paramétrable via une connexion au PC mais même avec ce support, je n’ai pas réussi à atteindre le niveau d’intégration obtenu avec le 20.1 : cette intégration permet de libérer le bas medium et de donner plus de lisibilités aux différents titres utilisés. C’est clairement une belle évolution de mon système actuel.
La matinée se terminant nous avons installé les E2 avec le câble HP dédié et nous avons laissé tourner et stabiliser le système le temps d’aller déjeuner face au massif de Belledonne. Nous n’avons pas rebranché le caisson. Les premières écoutes ont demandé une certaine acclimatation…j’ai constaté une certaine « matité » pour reprendre un mot de Gilles, j’aurais plutôt « bouchon » dans le haut du spectre. Après 15 min le système a commencé à se stabiliser et ce ressenti s’est estompé et a totalement disparu après quelques minutes supplémentaires. Au-delà de cet aspect, ce qui frappe c’est la cohérence et l’intégration de tous les registres : tout joue en même temps avec harmonie et musicalité. Ce qui frappe également c’est la présence et la résolution des basses. Comment cet engin peut sortir de telles basses : articulées, séches, profondes …sur un même titre on retrouve les mêmes basses avec les E2 et le caisson 20.1 qui était sur les Egglestonworks.
Je pense que l’emitter 2, notamment dans sa version modifiée avec des Elko de 100V, permet de tenir parfaitement ces basses et contribue fortement à cette musicalité et résolution dans le bas.
Quant au haut du spectre, j’ai commencé à me dire que finalement mes Egglestonworks devaient avoir une légère coquetterie au niveau du tweeter. Il ne faut pas se tromper, j’ai choisi aussi ces enceintes pour leur tweeter Dynaudio Esotar que je trouve soyeux, filant et jamais agressif mais finalement les Egglestonworks ne forceraient elle pas légèrement le trait dans ce domaine…
En terme de scène sonore, on ne m’a pas menti, ces enceintes recrée une restitution 3D très impressionnante et immersive. Je n’y croyais vraiment pas. Bien sûr cela est dû à la conception des enceintes mais clairement je pense qu’elles ont réellement une capacité à s’affranchir des « contraintes environnementales » que seul un trinnov à réussi à résoudre chez moi.
Quoiqu’il en soit, on n’a qu’une envie c’est monter le son….ce qu’on s’est empressé de faire et là …aucune fatigue auditive, pas de distorsion dans les restitutions, l’ASR s’en sort particulièrement bien accompagnant subliment les extinctions de notes et une superbe fidélité dans les timbres.
Je pense réellement que cette association (ASR + E2) permet réellement de se faire plaisir aussi bien à bas volume en raison d’une dynamique élevée mais également à fort volume sans jamais craindre de distorsion.
Bref, cette journée et ces écoutes ont été « bouleversifiantes », elles ont bousculé quelques unes de mes certitudes.
Je suis capable de vivre avec mon système actuel mais clairement ces écoutes me poussent à réfléchir et potentiellement à repenser mon système (sauf l’ASR

).